Vendredi 7 septembre, nous nous retrouvons à 5 joueurs pour une partie chez moi (Eric). Sont présents : Manuela, Nicolas, Patrick et Gaëtan.
Nous avons bien fêté, la veille, la première exposition de peinture de Manuela. Vins et petites gourmandises pour un vernissage où nous déambulions autour des clients pour regarder les tableaux accrochés aux murs. Une ambiance un peu particulière, surtout pour les clients du soir.
Par contre, ce soir, point de peinture, c’est l’esprit des jeux qui habite mon appartement. Après un repas rapide (oui je veux jouer …), nous nous retrouvons devant la table de jeu déjà toute préparée.
En effet, j’ai préparé, sans ne rien dire à personne, une partie de Puerto Rico, un de mes jeux préférés auxquels je n’ai pas joué depuis au moins 3 ans. La mise en place étant un peu longue, j’ai pris mon temps en fin d’après midi pour tout installer et j’avais surtout passé une partie de la nuit précédente à coller les traductions françaises sur le jeu que j’avais acheté en allemand à l’époque pour pouvoir y jouer en primeur.
Puerto Rico place chacun des joueurs à la tête d’une plantation où il va devoir gérer de manière optimale ses plantations, ses fabriques (servant à tirer partie de ses plantations), ses carrières de pierres et les bâtiments qu’il construit afin de bénéficier d’avantages en cours de jeu.
La victoire s’acquière en accumulant des points que l’on gagne de 3 manières possibles :
- En embarquant les marchandises que l’on produit vers l’Europe
- En construisant des bâtiments (plus ils sont chers à produire, plus ils rapportent de points)
- En tirant avantage des bâtiments spéciaux (qui permettent de transformer vos colons, votre or, vos plantations en points de victoire alors qu’ils ne comptent pas sinon).
La particularité de Puerto Rico est qu’aucun tour de jeu n’est défini. En effet c’est en choisissant une des professions à disposition que chaque joueur va déterminer l’action que tous les joueurs vont réalisées. Le joueur qui choisi la profession dispose d’un avantage (le planteur pourra prendre une carrière au lieu des plantations, le maçon paiera moins cher un bâtiment, etc.).
Tout le sel de la partie est donc de choisir une profession qui vous avantage sans trop avantager les voisins et surtout d’essayer de ne pas subir le rythme des autres joueurs.
Après l’explication des règles (uniquement Patrick et moi avions déjà joué), la partie a enfin débuté et très rapidement les stratégies se sont mises en place :
- Patrick a pris inspiration sur Obelix et s’est pourvu d’un grand nombre de carrière facilitant ainsi ses constructions. Il s’est ensuite lancé dans les plantations de café (la ressource la plus chère du jeu).
- Gaëtan et moi-même nous nous sommes lancés dans la culture intensive de la canne à sucre.
- Nicolas a misé sur la diversité des cultures et s’est doté de bons vendeurs (pour vendre ses marchandises plus chères)
- Manuela s’est lancée dans les plantations indigo et dans la construction de bâtiment pour gagner plus d’argent (tiens c’est bizarre de la part de Manuela).
La partie a été acharnée et riche en coups tordus :
- Achat de toutes les fabriques de tabac par Patrick pour empêcher les autres de produire,
- Blocage du bateau le plus gros avec deux-trois grains de café forçant les autres joueurs à jeter leur marchandise à l’eau (merci Patrick). C’est d’ailleurs dans cette discipline de destruction des stocks que Gaëtan a brillé.
En fait à bien y réfléchir c’est Patrick qui a imposé son rythme et nous n’avons pas arrêté de courir après lui. Au final c’est d’ailleurs lui qui l’emporte haut la main suivi de Nicolas et de votre serviteur (Eric). Gaëtan ayant subit tous les coups tordus et Manuela ayant eu du mal à faire venir des colons sur sa plantation.
Après cette première partie Patrick nous a lâchement abandonné, prétextant un mariage important (même pas le sien tu parles). Tous le monde étant fatigué, nous avons donc continué avec un Pitch Car, simulation de course de formule 1 où les voitures sont propulsées par pichenettes.
Après une séance d’essai permettant de jauger de la maitrise et de l’inconscience des pilotes en course, j’ai pu placer ma voiture sur la pôle position suivi de Manuela, de Nicolas et de Gaëtan (le roi de la sortie de piste dans ce premier tour).
Nous avons ensuite enchaîné 3 tours durant lesquels j’ai rapidement pris le large pour ne plus être inquiété. Derrière la bagarre était rude et c’est jusqu’au dernier tour où après de multiples dépassements les positions se sont finalement jouées. Nicolas termine deuxième suivi par Gaëtan et Manuela.
Une bonne soirée, un peu courte à mon goût, mais la prochaine sera plus longue.