Une reine de Babylone qui fume un havane

Posted by Eric Thursday, August 16, 2012 8:54:00 AM Categories: Amyitis La Havane

Jeudi 16 août, petit comité pour cette soirée qui s'est déroulée chez moi (Eric). Nous étions quatre: Manuela (qui s'est beaucoup faite désirer), Patrick, Matei (que nous n'avions pas vu depuis quelques mois) et moi-même (c'est normal c'est moi qui recevais, cela aurait fait désordre de ne pas être là). Bon nous ne sommes pas encore à la parité homme-femme mais on y travaille.

Après un repas mémorable où tout le monde a pu apprécier mes talents culinaires (ma pizza restera dans les annales en terme d'ergonomie gastronomique, la séparation de la dite pizza et du papier étant plus long que la partie dégustation de celle-ci), nous avons attaqué la phase ludique de la soirée.

Résultant des nombreuses négociations effectuées durant toute la semaine pour faire venir Manuela nous avons été forcés (j'exagère bien sûr) de jouer à son jeu préféré: Amyitis ("qu'est-ce qu'il est beau ce jeu" dixit Manuela).
Ce jeu place les joueurs dans la peau d'"architectes paysagistes" qui, pour séduire Amyitis, se doivent de mettre en place de somptueux jardins à Babylone (Il n'y a que Manuela pour trouver la représentation des jardins somptueuse, pour les autres c'est plutôt de la jungle).
Le but est donc de construire des jardins, grâce à différentes plantes qui sont achetées en utilisant des ressources et en déplaçant une caravane. Le jeu se base sur un principe vaguement similaire à Puerto Rico où, à chaque tour, les joueurs choisissent un métier parmi ceux disponibles, chaque métier leur permettant de faire une action spécifique.

  • Le paysan permet d'acquérir des ressources, pour acheter au final les plantes.
  • L'ingénieur permet d'irriguer les parcelles (qui ne peuvent sinon pas être plantées).
  • Le marchand permet d'obtenir des dromadaires (pour déplacer la caravane et ensuite choisir les plantes à acheter).
  • Le prêtre permet d'essayer d'avoir différents bonus en plaçant une majorité de ces pions dans les 3 temples à disposition.

Seul Matei n'avait jamais joué à ce jeu, et les trois autres avaient bien oublié les règles depuis l'unique partie déjà jouée, c'est donc par un gros rafraîchissement des règles que nous avons débuté (elles sont d'ailleurs très complexes à mon sens).
La partie a débuté par une course aux ressources assez habituelle dans ce jeu à part pour Patrick qui avait plutôt des visées spirituelles en organisant des sittings dans tous les temples.

Les stratégies se sont ensuite différenciées pour chacun des joueurs:

  • Manuela s'est dotée rapidement d'une banque, d'un très bon caravanier (pour faire courir ses chameaux) et s'est orienté plus tard vers les plantations.
  • Matei s'est concentré sur les palais (rapportant des points de victoire) et a été vite pénalisé par son piètre caravanier (qu'ils étaient lents ses chameaux).
  • Patrick a continué à privilégier les temples puis s'est beaucoup dispersé (banque, palais, caravanier) et n'a planté finalement que peu de parcelles.
  • Quant à moi-même (Eric), j'ai privilégié dès le départ la plantation des parcelles les plus hautes en essayant de rafler tous les jardiniers et en prenant juste un caravanier débutant pour ne pas être bloqué dans l'achat des plantes.

Nous avons eu un manque de ressources, surtout en début de partie, et de manière plus important que d’habitude (c'est-à-dire que les paysans à engager brillaient par leur absence!)
La fin de partie fut fort disputée et j'ai espéré gagner jusqu'au dernier tour où, faute de finances, je me suis fait coiffer sur le poteau par Manuela et Matei.
Au final, trois joueurs ont été très proches en tête (à moins de 5 points les uns des autres), et c'est Manuela qui gagne la partie (elle était très contente), Matei suit de peu, ainsi que moi, et Patrick finit quant à lui assez loin derrière mais il n'a pas joué pour gagner selon lui, juste pour le fun (l'excuse bidon, j'y crois pas !! :) )
La partie était très agréable et assez disputée mais un peu trop longue au goût de tous (3 heures approximativement sans l’explication des règles). 

Après cette première partie, et malgré l’heure avancée (plus de minuit), nous avons continué en comité encore plus restreint par un « La Havane ».
Patrick nous a quitté et nous avons donc continué à trois : Manuela, Matei (qui avait déjà eu l’occasion de jouer) et moi-même.
Après une courte explication des règles (merci à TricTrac TV pour les explications des règles en vidéo que je regarde patiemment en préparation de nos parties), nous nous sommes lancés dans la partie.
Dans ce jeu, les joueurs sont chargés de reconstruire des bâtiments de la Havane pour lui rendre sa gloire d’antan. Chaque bâtiment rapporte des points de victoire selon la difficulté de construction qui se fait en dépensant différentes ressources, en engageant de la main d’œuvre et en payant des pesos.

Le piment de jeu est dans le choix des actions que chaque joueur effectue à chaque tour. En effet, tous les joueurs commencent avec 13 cartes de professions identiques qui donnent chacune accès à une action particulière. A son tour de jeu, chaque joueur a 2 professions actives sur la table, qui définissent d’une part l’ordre du tour de jeu et d’autre part les actions que ce joueur pourra effectuer. De manière générale les professions permettant de jouer en premier dans le tour de jeu ne sont pas celles qui donnent accès aux actions les plus intéressantes.
A chaque tour de jeu, une des professions est remplacée par une profession encore en main du joueur (la profession remplacée n’étant alors plus disponible sauf recyclage de sa défausse).

La partie a commencé en fanfare pour Manuela qui avait une stratégie purement financière (comme souvent), soit en amassant les pesos et construisant les bâtiments demandant beaucoup d’argent. Matei, de son côté, paranoïaque comme à l’habitude, s'est construit une protection rapprochée pour empêcher tout vol de ses ressources ou de sa fortune et s'est concentré sur la construction de bâtiments relativement simples. Pour ma part, le début de partie a été un peu laborieux et je me contentais des miettes avec les constructions les plus simples.
La course en tête de Manuela l’a naturellement désignée comme cible et après une remontée spectaculaire de votre serviteur (Eric) et plusieurs near-wins (empêchés par des arrêts de travaux principalement joués par moi-même), c’est finalement Matei qui l’emporte dans un final à couteaux tirés.
En conclusion, une super partie où tout le monde a failli gagner et qui nous a surtout donné envie d'en refaire une lors d'une prochaine soirée. 

L'ensemble s’est terminé à 2 heures de matin et le réveil a été un peu dur le lendemain (surtout pour moi).

re: Une reine de Babylone qui fume un havane

Sunday, August 19, 2012 10:36:42 PM Manuela

Effectivement, encore une soirée très réussie avec ces 2 jeux!

Certainement faut-il être une femme pour imaginer au mieux les désirs d'Amyitis...

PS: Il faut travailler à 80%, c'est mieux...

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